Nous avons presque tous entendu, un jour, la chanson du roi Dagobert.
Mais depuis son époque, beaucoup de choses ont changé. Nous avons inventé Internet, les smartphones, le cloud, les voitures connectées, les robots et maintenant l’intelligence artificielle.
Alors je me suis posé une question toute simple : si le roi Dagobert vivait en 2026, à quoi ressemblerait sa chanson ?
Je n’ai pas résisté à l’envie de l’imaginer.
Le roi Dagobert 2.0
Le roi Dagobert Avait perdu son mot de passe, Le grand Saint IA Lui dit : « Sire, ça ne se fait pas ! » « C’est vrai, lui dit le roi, Mon téléphone le connaît mieux que moi ! »
Le roi Dagobert Voulut parler à son robot, Mais son assistant Lui répondit : « Mise à jour maintenant. » « C’est vrai, lui dit le roi, Même mes machines ne m’écoutent pas ! »
Le roi Dagobert Demanda conseil à Saint IA : « Dis-moi, mon ami, Que dois-je faire aujourd’hui ? » Saint IA lui répondit : « D’après vos données… restez au lit ! »
Le roi Dagobert Voulut conduire sa nouvelle auto, Mais l’ordinateur Lui dit : « Je connais mieux le trajet, Seigneur. » « C’est vrai, lui dit le roi, Bientôt, c’est elle qui conduira sans moi ! »
Le roi Dagobert Fit installer un robot cuisinier, Mais à l’heure du dîner, Il fallait d’abord le redémarrer. « C’est vrai, lui dit le roi, Un bon vieux sandwich ira très bien pour moi ! »
Le roi Dagobert Demanda enfin à Saint IA : « Dans ce monde connecté, À quoi vais-je encore servir, moi ? » Saint IA réfléchit… puis répondit : « À payer l’électricité. »
« Ah ! » répondit le roi, « Je savais bien qu’on aurait besoin de moi ! »
Cette petite comptine m’a fait sourire en l’écrivant. Mais elle pose aussi une question très actuelle.
Nous inventons des technologies pour nous simplifier la vie, gagner du temps, automatiser les tâches répétitives et augmenter nos capacités. Et c’est une formidable évolution.
Mais à mesure que nos machines deviennent plus intelligentes, une question se pose : jusqu’où voulons-nous leur déléguer ce que nous savons encore faire nous-mêmes ?
Utiliser une IA pour nous aider à réfléchir n’est pas la même chose que lui demander de réfléchir à notre place. Utiliser un robot pour nous assister n’est pas la même chose que devenir dépendant de lui.
La technologie devrait rester un formidable outil au service de l’humain.
Parce qu’un jour, notre Dagobert 2.0 pourrait demander à Saint IA : « Dis-moi… qu’est-ce que je dois penser ? »
Et à la vitesse où nous avançons, certains finiront peut-être par considérer Saint IA non plus comme un outil, mais comme une autorité qui sait, conseille et décide.
Espérons simplement que personne ne finisse par se prosterner devant lui. 😉
Car une intelligence artificielle peut nous aider à réfléchir. Elle ne devrait jamais nous dispenser de le faire.
En attendant, vérifiez quand même que votre culotte n’est pas à l’envers. 😉
Carlos Goncalves
