
Regarder ensemble dans la même direction, c’est déjà bâtir l’avenir
Après cinq articles consacrés à l’intelligence artificielle, j’aimerais cette fois aborder un sujet moins technique, mais plus idéologique.
On nous répète sans cesse que gagner de l’argent, c’est mal, que ceux qui ont bénéficié de l’éducation française devraient rendre des comptes, se délester d’une partie de ce qu’ils ont gagné. On nous explique que le ruissellement n’existe pas, qu’il faut toujours taxer plus, inventer de nouvelles contributions, de nouvelles « taxes Zucman »…
Je ne suis pas économiste, simplement un autodidacte qui raisonne avec bon sens, comme un père de famille devant son tableau Excel : des colonnes pour les entrées, des colonnes pour les sorties, et une ligne pour la dette à rembourser.
Quand le budget familial déraille, on commence par réduire les dépenses superflues avant d’envisager d’aider les autres. L’équilibre, c’est d’abord cela : la responsabilité avant la redistribution.
Mais au-delà des chiffres, il y a quelque chose que l’on oublie : le moteur du progrès, c’est le rêve.
C’est lui qui pousse un enfant à devenir pilote, médecin, ingénieur ou astronaute. C’est lui qui donne la force de se lever tôt, d’apprendre, de tenter, d’échouer parfois — et de recommencer.
Sans rêve, il ne reste que la résignation. Et sans ambition, une société s’endort.
Regardons autour de nous : les grandes avancées humaines sont nées de rêves.
Les frères Wright rêvaient de voler, on les prenait pour des fous ; aujourd’hui, l’aviation relie le monde.
Thomas Edison rêvait d’éclairer les villes, il a échoué mille fois avant d’y parvenir.
Marie Curie, issue d’un milieu modeste, a rêvé de science et a offert à l’humanité des découvertes majeures.
Plus près de nous, des entrepreneurs comme Xavier Niel ou Elon Musk ont pris des risques insensés pour transformer leur vision en réalité. Ils ne se sont pas contentés d’attendre : ils ont osé.
La réussite n’est pas un privilège, c’est un parcours de courage.
Elle demande des sacrifices, du travail, et souvent une bonne dose d’échecs.
Ceux qui réussissent ne devraient pas être montrés du doigt, mais servir de repères, de phares pour ceux qui débutent. Car une société qui méprise la réussite finit par décourager le mérite.
Je ne défends pas les privilèges, je défends le droit d’espérer mieux que ce qu’on a reçu.
Je n’ai rien hérité, mais j’ai travaillé toute ma vie pour transmettre un peu plus que ce que j’ai eu : rien. Et j’aimerais que mes enfants, à leur tour, fassent fructifier cet effort, non pas par obligation morale, mais par fierté et par envie.
À force de répéter aux jeunes que tout est joué d’avance, qu’ils doivent simplement “partager” plutôt que créer, on finit par leur voler ce qui donne sens à l’existence : la possibilité de rêver leur propre avenir.
Les rêves nourrissent la curiosité, la passion, l’innovation. Sans eux, pas d’avions, pas d’ordinateurs, pas d’IA, pas d’entreprises à transmettre.
Alors oui, aidons les plus fragiles, mais n’opposons pas ceux qui réussissent à ceux qui commencent.
Il faut des exemples, des figures inspirantes, des parcours qui montrent que tout est possible. Un enfant qui voit un voisin ouvrir sa boutique, un artisan transmettre son savoir-faire, un ingénieur créer une start-up ou un ouvrier devenir chef d’équipe — voilà ce qui donne envie d’avancer.
Messieurs-dames de la politique bien-pensante : cessez de nous culpabiliser de vouloir réussir.
La vraie richesse d’un pays, ce ne sont pas ses taxes, mais les rêves qu’il permet encore de poursuivre.
Redonnons le droit de rêver.
Carlos Goncalves (avec l’aide d’une IA 😉)
